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Haptonomie : le rôle actif du père ou du co-parent pendant la grossesse

il y a 4 jours
6 min de lecture

Introduction

Pendant neuf mois, la future maman sent son bébé grandir, bouger, réagir. Le co-parent, lui, se sent parfois spectateur : iel accompagne aux échographies, prépare la chambre, mais le lien avec l’enfant semble encore abstrait.

L’haptonomie prénatale change profondément cette expérience. Ici, le co-parent n’est pas un simple soutien : iel est un acteur à part entière de la relation avec le bébé, dès la grossesse. Dans cet article, nous vous expliquons quelle place l’haptonomie lui donne, ce qu’iel vit concrètement pendant les séances, et en quoi ce rôle se prolonge à la naissance et bien au-delà.

Vous découvrez l’haptonomie ? Lisez d’abord notre article L’haptonomie prénatale : origine, principes, déroulé d’un accompagnement.


Pourquoi le co-parent est-il indispensable en haptonomie ?

Un accompagnement qui se vit à trois

L’haptonomie prénatale n’est pas une préparation réservée à la future maman. L’accompagnement suppose l’implication et le désir des deux parents. La mère a un contact privilégié avec l’enfant qu’elle porte, et elle peut, avec le co-parent, interagir avec lui, le bercer ou l’inviter à se déplacer dans le ventre.

Le CIRDH-Frans Veldman, centre de référence pour la transmission de l’haptonomie, considère la présence du co-parent comme essentielle et fondamentale, car elle lui permet de prendre sans attendre sa place dans la relation affective avec la mère et l’enfant. L’accompagnement est d’ailleurs pensé comme un engagement des deux parents, ou d’une personne tierce lorsque la femme est seule.

Un équilibre pour l’enfant

Le rôle du co-parent ne se limite pas à « aider ». Selon le CIRDH, la présence du co-aprent ou du tiers permet que la relation forte qui se tisse entre l’enfant et sa mère ne devienne pas fusionnelle. Autrement dit, dès la grossesse, le bébé fait l’expérience de deux présences différentes, qui l’accueillent chacune à leur manière.

Une parentalité partagée

L’accompagnement haptonomique favorise le développement d’un sentiment de parentalité partagée : chacun des deux parents se sent responsable, impliqué, et capable de prendre soin de l’enfant. Les parents découvrent qu’ils peuvent se soutenir mutuellement et soutenir ensemble leur enfant, tout en lui laissant une place bien à lui.


Ce que vit le co-parent pendant les séances

Rencontrer son bébé avant la naissance

C’est souvent le moment le plus marquant. Guidé par le praticien, le co-parent pose ses mains sur le ventre et apprend à entrer en contact avec le bébé. Iel l’invite à venir se blottir sous ses mains, le berce, l’accompagne d’un côté à l’autre. Et le bébé répond.

Pour beaucoup de co-parents, c’est la première fois qu’iels sentent concrètement que leur enfant les reconnaît. Le lien cesse d’être une idée pour devenir une relation vivante, qui se poursuit à la maison, entre les séances.

Une séance qui lui est consacrée

Au début de l’accompagnement, une séance est en grande partie dédiée au co-parent. Iel y découvre par lui-même les effets du contact haptonomique sur son bien-être, son tonus musculaire et sa façon de supporter la douleur. Iel apprend aussi les gestes qu’iel fera avec sa compagne pour lui apporter du confort.

Cette expérience vécue dans son propre corps l’aide à comprendre de l’intérieur ce que ressentira la maman, et à trouver naturellement les bons gestes.

Devenir le soutien de la future maman

Au fil de la grossesse, le co-parent devient un véritable recours affectif pour la mère : iel la soutient, l’accueille et l’accompagne. Iel apprend des gestes simples qui soulagent les inconforts liés aux transformations du corps. Beaucoup de couples décrivent ce temps comme un renouveau de leur relation, une tendresse partagée autrement.


Le rôle du co-parent pendant l’accouchement

C’est sans doute là que l’haptonomie révèle toute sa force. Le co-parent ne se contente pas d’être présent dans la salle de naissance : iel a un rôle actif, préparé pendant les séances.

  • Iel soutient la maman par des gestes appris ensemble : positions, soutien du bassin, présence rassurante.

  • Iel accompagne le bébé dans sa descente, en restant en lien avec lui, aux côtés de la maman.

  • Iel reste un repère si l’accouchement prend un tour inattendu, y compris en cas de césarienne, où l’haptonomie aide la mère à se sentir proche de son enfant, entourée et soutenue par sa.on compagnon.

Le CIRDH insiste sur l’importance de l’aide active du co-aprent, qui permet à la mère d’accompagner l’enfant dans son cheminement, même quand elle a mal.

Et si la maman choisit une péridurale ? L’haptonomie ne s’y oppose pas. Le co-parent est alors invité à être encore plus présent pour le bébé, afin que le lien garde toute son intensité.


Après la naissance : un rôle qui continue

Le rôle du co-parent ne s’arrête pas à l’accouchement. Au moment de la naissance et ensuite, le co-parent joue un rôle majeur dans la rencontre de l’enfant avec le monde extérieur, et l’aide à vivre la séparation avec sa mère en toute sécurité.

Lors des séances postnatales, les deux parents apprennent ensemble comment porter leur bébé, le soigner et jouer avec lui, à chaque étape de son développement. Le co-parent n’est pas « celui qui aide la maman » : iel a sa propre manière d’être en relation avec son enfant, que l’haptonomie l’aide à affirmer.

Pour beaucoup de co-parents, cette confiance acquise pendant la grossesse change tout lors des premières semaines : iels osent porter, apaiser et prendre soin de leur nouveau-né, sans attendre d’y être invités.


Et si la maman est seule ? Et les autres configurations familiales ?

L’haptonomie s’adapte aux familles telles qu’elles sont.

  • Le co-parent peut être le père, ou l’autre parent, quel que soit son genre : ce qui compte, c’est son engagement auprès de l’enfant et de la future maman.

  • Si la maman est seule, elle est invitée à choisir une personne proche qui partagera avec elle le chemin de la grossesse et l’accueil du bébé. Cette personne ne remplace pas le père ; elle permet simplement que tout ne repose pas sur la seule relation entre la mère et l’enfant.

  • Si le co-parent ne souhaite pas s’engager, il est possible de faire un accompagnement, néanmoins celui-ci ne sera pas aussi complet qu'avec un accompagnant.


Ce que dit la recherche

Les études sur l’haptonomie restent peu nombreuses, et celles qui mesurent spécifiquement le vécu des pères sont encore plus rares. Plusieurs essais récents s’intéressent toutefois au couple :

  • Un essai randomisé mené en Turquie auprès de 72 femmes vivant une première grossesse s’est appuyé sur le conjoint : après trois semaines avec le chercheur, la pratique s’est poursuivie quatre semaines avec le mari, à l’aide d’une brochure et d’une vidéo. À l’issue, le stress et la peur de l’accouchement des futures mamans avaient diminué, et leur attachement au bébé augmenté.

  • Une étude menée auprès de couples attendant leur premier enfant, mesurant aussi l’attachement des pères, a observé chez les futures mamans accompagnées un attachement prénatal significativement plus élevé et une peur de l’accouchement différente de celle du groupe témoin.

Ces résultats sont encourageants, mais restent limités : petits effectifs, protocoles éloignés de l’accompagnement classique. L’haptonomie reste avant tout un accompagnement relationnel, qui complète le suivi de grossesse sans jamais le remplacer.

Vivre l’haptonomie en couple à Levallois-Perret ou à Paris

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Papas et co-parents y trouvent toute leur place : vous apprendrez à rencontrer votre bébé, à soutenir votre partenaire et à vous préparer, ensemble, à l’accueillir.

Vous attendez un enfant ? L’accompagnement se commence idéalement tôt dans la grossesse. Prenez rendez-vous pour votre première séance en couple. Prendre rendez-vous en ligne.


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FAQ : le père et l’haptonomie

Le co-parent doit-il assister à toutes les séances ? Oui, idéalement. L’haptonomie prénatale est un accompagnement à trois : la présence du co-parent est au cœur de la démarche.

Que fait concrètement le co-parent pendant une séance ? Iel apprend à entrer en contact avec le bébé par le toucher, à l’inviter à bouger et à le bercer. Iel découvre aussi des gestes pour soutenir et soulager la future maman, pendant la grossesse comme pendant l’accouchement.

Ma.on conjoint.e est réticent, que faire ? C’est une réaction fréquente. Une première séance permet souvent de lever les doutes, car le co-parent ressent rapidement les effets du contact. Si la réticence persiste, parlez-en avec le praticien : l’accompagnement reste possible.

L’haptonomie est-elle possible pour une co-parentalité ? Oui. Le rôle du co-parent est celui de l’autre parent, quel que soit son genre et la nature de votre relation entre adultes : c’est sa présence et son engagement auprès de l’enfant qui comptent.

Le co-parent a-t-il un rôle si l’accouchement se termine par une césarienne ? Oui. Iel reste un repère précieux pour la maman et pour le bébé, et le lien tissé pendant la grossesse aide chacun à vivre ce moment le plus sereinement possible.


Conclusion

En haptonomie, le co-parent n’est pas un accompagnant en retrait : iel rencontre son enfant dès la grossesse, soutient activement la future maman, joue un rôle à part entière pendant l’accouchement et continue de prendre sa place après la naissance. Une manière concrète de devenir parent, ensemble, avant même la première rencontre.

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